Lundi 12 octobre, 00h30
Et dans tes larmes je maquille mes yeux, ça m'est venu comme ça sur le fil du sommeille. A toi qui vois des prophéties jusque dans mes cernes, je veux dire qu'il y a un début à tout. Quand nos histoires tomberont les masques, j'sais pas ce qu'on va faire. On ira dans d'autres pays, débusquer d'autres embrouilles et fignoler nos ailes d'oiseaux migrateurs. J'imagine bien ta mère écumer les hameaux en s'arrachant les cheveux. Alors que toi et moi, tantôt rien tantôt tout, on jonglera avec des vies bigarrées.Bon, j'retourne aux excentricités du sommeille
Mardi 13 octobre, 14h45
Sur les bords du sommeille, au seuil d'une larme, sur la gouttière de ta joue j'ai maquillé mon oeil. Mais, prophétesse, mes cernes sont franches. Apprend qu'un embryon de tout donne quelque fois une vague idée de rien. Quant au carnaval de nos histoires tribales, c'était bon, bien que ça ne tienne pas la route. Alors taillons la, elle et le vif du sujet et nos amourettes et nos fantasmes de gamine. Oh le sang contaminé de ta mère ne fera pas qu'un tour. Mais nous, clowns pathétiques pris dans une valse de tourmente en extase. Voilà, voilà maintenant je rebrousse chemin en prolongeant ma route.
Mardi 13 octobre, 20h00
C'est en somnolent et dans le prisme d'une larme qui glisse que j'ai maquillé le contour de mon iris. Souviens-toi de cette nuit où je t'ai permis d'apercevoir dans mes cernes où coule une sève noire tout un chapelet de prophétie. Et quand les contrastes réinventent l’amour, tour à tour, le Rien accouche d'un tout qui enfante rien du tout. Bref, les couleurs qui masquaient nos visages ont coulé, oublions cette flaque de pixel et allons nous saouler. Juke-box baignoire pinte et grand miroir plainte poignard velours cascade noire velours gorge lisse l'intérieur d'une cuisse, calice et l'intérieur d'une autre cuisse. Trop seul dans sa Tour d’ivoire, ta mère qui s'mord les doigts et s'ronge le sang descend sur le trottoir. Nous, au banquet d'une mythologie nomade, on a oublié. Alors on accorde nos regards et nos langues déliées s'embrassent jusqu'à tard. On a oublié, veuillez nous excusez, on a oublié.
Et cette fois, ne comptez plus sur moi. Demi-tour inconcevable, je m'enfonce dans ma fable.
Fables. Ensommeillées dans les cernes de cette prophétie, j'accompagne. Je suis le creux. Je m'y évade, m'y perds. Je suis cette larme où l'amour arme son regard creusés. Fatigues. Quant est-il du sommeil? Éveil d'un monde parallèle. Treuil de paupières trop lourde qui s'écroulent. Oubli de l'oeil. De l'oeil ouvert. De l'oeil vert, bleu. Oubli d'un amas d'émotions. Sensations, perceptions, exécutions. Je m'évade. Je nomade...
RépondreSupprimerJe me ferai un énorme plaisir de repasser par ton blog l'ami! C'est un véritable tourbillon de sensations qui aspire le lecteur, le plonge dans une fable. Merci de me laisser plonger dans cette flaque d'histoires croisées. C'est un régal.
Yé
J'ai mis du temps à trouver tes textes, parce qu'ils me sont cachés.
RépondreSupprimerJ'ai dû soulever la couche de la lecture, puis celle de la relecture, suivi du léger voile de l'orthographe (le "sommeil" et non "sommeille"), et, finalement, là, encore en dessous de cette volonté (consciente ou inconsciente) de flouter malicieusement le sens et de déguiser les mots, j'ai pû trouver une interprétation...
...ou pas.
!Nat!