samedi 31 octobre 2009

Quand on a plus rien à dire, même pas de foutaise et qu'elle nous regarde. Ne pas prendre garde et laisser son regard épeler les formes. Nourire une histoire que personne regarde et partager le plaisirs des seins qu'effleure le tissus. Il y a mes bras dans lesquels tu n'te jetteras pas mais il y a ma compréhension. Faut-il ajouter quelque chose ?

mardi 13 octobre 2009



Lundi 12 octobre, 00h30



Et dans tes larmes je maquille mes yeux, ça m'est venu comme ça sur le fil du sommeille. A toi qui vois des prophéties jusque dans mes cernes, je veux dire qu'il y a un début à tout. Quand nos histoires tomberont les masques, j'sais pas ce qu'on va faire. On ira dans d'autres pays, débusquer d'autres embrouilles et fignoler nos ailes d'oiseaux migrateurs. J'imagine bien ta mère écumer les hameaux en s'arrachant les cheveux. Alors que toi et moi, tantôt rien tantôt tout, on jonglera avec des vies bigarrées.Bon, j'retourne aux excentricités du sommeille







Mardi 13 octobre, 14h45



Sur les bords du sommeille, au seuil d'une larme, sur la gouttière de ta joue j'ai maquillé mon oeil. Mais, prophétesse, mes cernes sont franches. Apprend qu'un embryon de tout donne quelque fois une vague idée de rien. Quant au carnaval de nos histoires tribales, c'était bon, bien que ça ne tienne pas la route. Alors taillons la, elle et le vif du sujet et nos amourettes et nos fantasmes de gamine. Oh le sang contaminé de ta mère ne fera pas qu'un tour. Mais nous, clowns pathétiques pris dans une valse de tourmente en extase. Voilà, voilà maintenant je rebrousse chemin en prolongeant ma route.







Mardi 13 octobre, 20h00



C'est en somnolent et dans le prisme d'une larme qui glisse que j'ai maquillé le contour de mon iris. Souviens-toi de cette nuit où je t'ai permis d'apercevoir dans mes cernes où coule une sève noire tout un chapelet de prophétie. Et quand les contrastes réinventent l’amour, tour à tour, le Rien accouche d'un tout qui enfante rien du tout. Bref, les couleurs qui masquaient nos visages ont coulé, oublions cette flaque de pixel et allons nous saouler. Juke-box baignoire pinte et grand miroir plainte poignard velours cascade noire velours gorge lisse l'intérieur d'une cuisse, calice et l'intérieur d'une autre cuisse. Trop seul dans sa Tour d’ivoire, ta mère qui s'mord les doigts et s'ronge le sang descend sur le trottoir. Nous, au banquet d'une mythologie nomade, on a oublié. Alors on accorde nos regards et nos langues déliées s'embrassent jusqu'à tard. On a oublié, veuillez nous excusez, on a oublié.
Et cette fois, ne comptez plus sur moi. Demi-tour inconcevable, je m'enfonce dans ma fable.

vendredi 2 octobre 2009

TExte d'Afrique

Une passion fermente quelque part en moi, une force vive est dans mon ventre. Mais il faut un sceptre dans la main du roi pour que dans son palais il entre. Et chacun cherche son palais et presque chacun toque chez le voisin.

Moi je veux rencontrer, après des nuits de marche difficile, mon Idéal singulier jusqu'au battement de mes cils. Alors, animé d'un nouveau souffle et d'une espèce de colère qui gronde, j'hisserai une voile sur une coque de noix. Une voile pour que glisse sur les eaux profondes ma boîte d'allumettes. Et le mât qu'effleure les étoiles. Et moi, assis là, satisfait de l'embarcation, de la voile, du vent et des visions lointaines et apparement insensées de l'horizon.


Skoutch

Texte d'Afrique

Assis sur les récifs du bord du monde, je te regarde rire et ajuster une bretelle, distraite. L'air est bleu comme ma souffrance et comme ta robe.
Je te dis " mettons nos secrets l'un en face de l'autre et regardons les s'amadouer".
Et éclipsant l'océan blessé, tu me dévisages intriguée et douloureusement belle. Alors, soulevant une lame puissante l'océan te dérobe à mon coeur qui prenait son élan.
Je regarde l'horizon qui ne se justifie pas.
Un peu de vent souffle dans mes cheveux et arrache à mes cils quelques larmes douloureuses.
Skoutch

morceau de mémoire


Elégant et affalé, je scrute l'espace. Espace de coussins et de basses et la fumée s'enroule sur elle-même. C'est bon. Les types. Une grande chevelure et des yeux ralentis désinvoltisent pas loin. Loin. La raison, compréhensive, est silencieuse. La conscience regarde et acquiesce. Un vieux rythme se balance dans mon ventre. Et la fumée s'enroule. brroother. bam bam.


Skoutch