Scusez moi, mademoiselle, j'ai tendance à remettre à demain. Voilà pourquoi je viens que maintenant. Je suis là. Non non c'est pas c'que je vous croyez, j''buvais juste un pot avec un ami. Hé c'est vos yeux que j'vois là ? hé ben, des yeux comme ça, ça vous affame un peuple, ça vous fous en retard. Oui bon, improvisé le compliment et puis vous me décontenancez. Enfin, s’ils ne se posent pas sur moi, on peut continuer la transaction, sinon j'vous tire par la main et faudra foutre le camp. Bon ok vous n’êtes pas responsable mais n'empêche que c'est bien sur votre visage qu'ils se sont déposés et c'est bien sur le mien qu'il se pose maintenant. Faut qu’on trouve une entente maintenant alors bon soit vous les détournez et puis j'vous paie ce qu'on dit que j'vous doit ou alors vous sortez de ce guichet et on dénichera bien un peu de café quelque part mais n'allez pas le saler sous le coup de cet amour que je vois déjà poindre dans ces fameux yeux dont je vous parle. L'argent, la facture ?!? Ingrate, je vous parle d'amour moi, je vous parle de moi, de cette fantastique coïncidence qui m'a amené à exceptionnellement retarder le payement d'une facture envoyé par les anges. Voyons, si la destinée ne trempe pas dans cette affaire, j'avale mon pantalon. J'veux dire, regardez, regardons ensemble. Déjà, il y a longtemps de cela, j'me suis embarqué dans une drôle d'affaire, on signe quelques papiers et on se retrouve avec un de ces téléphones portables sur les bras, abonnement compris. Quelle aubaine ! J'savais pas trop quoi en faire moi, j'appelais le standard mais ils sont pas très réceptifs. Bon n'empêche que j'ai quand même réussi à m'coûter des sous au bout d'un moment, mais les sous, c'est le danger avec eux, s'étaient éclipser quand j'étais occuper à une étude sur la vie. Alors bon, je laisse filer, j'me dis que les mailles du filet laisse parfois passer quelques insouciants qui se sont à peine rendu compte du danger qu'ils couraient. Mais moi, bah, ma bonne étoile avait découché, enfin c'est ce que je croyais jusqu'à que je tombe sur un paire d'oeil assez dingue. Enfin, un matin j'ai reçu un rappel, facturé. Pour ne pas en avoir jusqu'au coup, j'ai raclé les tiroirs et les copains. Ca m'a pris du temps, j'ai bien failli venir un jour mais j'ai changé d'avis. Et puis bon, aujourd’hui comme je passais dans le coin, tant qu'à faire j'me dis autant mettre les choses au clair. J'hésitais entre les guichets pis comme je relaçais ma chaussure, y’en a un qui se libère et sur qui je tombe ?? La réincarnation de la femme que j'avais déjà eu il y a quelques décennies de cela dans l'une des ces colonies anglaises fameuses pour ses nataloe. Ce mot a disparu du vocabulaire depuis. Dommage il est joli. Enfin, j'me rappelle bien moi, j'vous donnais quelques petits noms d'mon cru. Une fois je t'avais appelé Polyanska. J'trouvais que ça t’allait bien, en plus tu étais en jupe ce jour là. Enfin jusqu'à que je t'appelle comme ça. Après c'est flou, j'vois plus bien. J'dis ça pour pas te gêné.
Tu sais, on ferait mieux de se tirer d'ici, ça sent le roussi. Ton gros patron veut nous mettre des bâtons dans les roues, ça se voit. Il ne t’embête pas au moins ? J'y donne un coup de sabre sinon. Tu m'crois pas que j'en ai un ? Viens chez moi, il est... Un piège ? UN PIEGE ?!?
Quelle méfiance, tu te méfies. Comment construire une histoire sur ces bases hein ?
Allez on a pas tout le temps, tu vois pas la file qui trépignent derrière moi. Je risque la colère de la foule, la lapidation publique moi à t'ouvrir les yeux là. Ah oui tes yeux, vraiment tes yeux, quels yeux.
mercredi 6 janvier 2010
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