mercredi 6 janvier 2010

Scusez moi, mademoiselle, j'ai tendance à remettre à demain. Voilà pourquoi je viens que maintenant. Je suis là. Non non c'est pas c'que je vous croyez, j''buvais juste un pot avec un ami. Hé c'est vos yeux que j'vois là ? hé ben, des yeux comme ça, ça vous affame un peuple, ça vous fous en retard. Oui bon, improvisé le compliment et puis vous me décontenancez. Enfin, s’ils ne se posent pas sur moi, on peut continuer la transaction, sinon j'vous tire par la main et faudra foutre le camp. Bon ok vous n’êtes pas responsable mais n'empêche que c'est bien sur votre visage qu'ils se sont déposés et c'est bien sur le mien qu'il se pose maintenant. Faut qu’on trouve une entente maintenant alors bon soit vous les détournez et puis j'vous paie ce qu'on dit que j'vous doit ou alors vous sortez de ce guichet et on dénichera bien un peu de café quelque part mais n'allez pas le saler sous le coup de cet amour que je vois déjà poindre dans ces fameux yeux dont je vous parle. L'argent, la facture ?!? Ingrate, je vous parle d'amour moi, je vous parle de moi, de cette fantastique coïncidence qui m'a amené à exceptionnellement retarder le payement d'une facture envoyé par les anges. Voyons, si la destinée ne trempe pas dans cette affaire, j'avale mon pantalon. J'veux dire, regardez, regardons ensemble. Déjà, il y a longtemps de cela, j'me suis embarqué dans une drôle d'affaire, on signe quelques papiers et on se retrouve avec un de ces téléphones portables sur les bras, abonnement compris. Quelle aubaine ! J'savais pas trop quoi en faire moi, j'appelais le standard mais ils sont pas très réceptifs. Bon n'empêche que j'ai quand même réussi à m'coûter des sous au bout d'un moment, mais les sous, c'est le danger avec eux, s'étaient éclipser quand j'étais occuper à une étude sur la vie. Alors bon, je laisse filer, j'me dis que les mailles du filet laisse parfois passer quelques insouciants qui se sont à peine rendu compte du danger qu'ils couraient. Mais moi, bah, ma bonne étoile avait découché, enfin c'est ce que je croyais jusqu'à que je tombe sur un paire d'oeil assez dingue. Enfin, un matin j'ai reçu un rappel, facturé. Pour ne pas en avoir jusqu'au coup, j'ai raclé les tiroirs et les copains. Ca m'a pris du temps, j'ai bien failli venir un jour mais j'ai changé d'avis. Et puis bon, aujourd’hui comme je passais dans le coin, tant qu'à faire j'me dis autant mettre les choses au clair. J'hésitais entre les guichets pis comme je relaçais ma chaussure, y’en a un qui se libère et sur qui je tombe ?? La réincarnation de la femme que j'avais déjà eu il y a quelques décennies de cela dans l'une des ces colonies anglaises fameuses pour ses nataloe. Ce mot a disparu du vocabulaire depuis. Dommage il est joli. Enfin, j'me rappelle bien moi, j'vous donnais quelques petits noms d'mon cru. Une fois je t'avais appelé Polyanska. J'trouvais que ça t’allait bien, en plus tu étais en jupe ce jour là. Enfin jusqu'à que je t'appelle comme ça. Après c'est flou, j'vois plus bien. J'dis ça pour pas te gêné.
Tu sais, on ferait mieux de se tirer d'ici, ça sent le roussi. Ton gros patron veut nous mettre des bâtons dans les roues, ça se voit. Il ne t’embête pas au moins ? J'y donne un coup de sabre sinon. Tu m'crois pas que j'en ai un ? Viens chez moi, il est... Un piège ? UN PIEGE ?!?
Quelle méfiance, tu te méfies. Comment construire une histoire sur ces bases hein ?
Allez on a pas tout le temps, tu vois pas la file qui trépignent derrière moi. Je risque la colère de la foule, la lapidation publique moi à t'ouvrir les yeux là. Ah oui tes yeux, vraiment tes yeux, quels yeux.

mercredi 23 décembre 2009

Sur les rives de tes lèves striées, je dépose ma croix, mon fardeau et un lambeau de mon étendard.
Au crépuscule des idées, le peuple grouille et cogite en roue libre, en pure perte et je suis dans ma chambre, je te peins sur les murs.
Tu as tellement existé.
Ton visage grand ouvert sur les toits du village, au balcon de mon délire, ton visage grand ouvert sur le radeau que violentent mes fièvres, au creux d’un désert qu’allonge mon vertige, dans les toilettes publiques, dans un repli du rideau.
J’ai ravagé des forets, j’ai bu les tristesses des places publiques. Et maintenant autant qu’ailleurs je te poursuis comme l’on poursuit un Sens. Quelque fois j’ai surpris ton visage endormi entre les pages d’un journal bringuebalé sur le trottoir. Des reflets, des échos, des trompes-l’oeil m’ont ravitaillé d’un peu de force. Et comme un vieil homme qui n’a fait que marcher en direction de, à destination de… Mes pas poursuivent leurs empreintes. J’aperçois des palais dans les flaques et des paupières qui descendent sur les regards comme pour négocier un peu de tendresse. Derrière les fenêtres et les persiennes, des hommes et des femmes s’allongent.
Je suis en chemin, les stries de tes lèvres m’indiquent l’entrée de ta bouche et malgré ma démarche et mes pensées alourdies de fatigue je refuse de dormir.

mercredi 16 décembre 2009


I

La dernière feuille du dernier arbre frissonne. Ressusciterai-je ?


II

Je peux te connaître.

Sauter par la fenêtre.



III

Je t'irrationnel tu m'excentriques

je t'élabore tu m'articules

tu m'exagères j'te concrétise
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i

vendredi 13 novembre 2009

J'aime une fille qui n'existe pas. Elle porte des robes et se penche aux fenêtres. L'eau, elle la boit dans une tasse de terre cuite. Quand on a un peu d'argent, on boit du vin. Sinon, on s'en fiche et s'il fait un peu froid dehors on enfile un truc chaud et on va se promener. Y'a pas mal de trucs à voir. La plupart du temps elle est contente et moi aussi. Sûr qu'il faut pas s'en faire, on s'en fait pas.
Passe, si tu veux.

samedi 31 octobre 2009

Quand on a plus rien à dire, même pas de foutaise et qu'elle nous regarde. Ne pas prendre garde et laisser son regard épeler les formes. Nourire une histoire que personne regarde et partager le plaisirs des seins qu'effleure le tissus. Il y a mes bras dans lesquels tu n'te jetteras pas mais il y a ma compréhension. Faut-il ajouter quelque chose ?

mardi 13 octobre 2009



Lundi 12 octobre, 00h30



Et dans tes larmes je maquille mes yeux, ça m'est venu comme ça sur le fil du sommeille. A toi qui vois des prophéties jusque dans mes cernes, je veux dire qu'il y a un début à tout. Quand nos histoires tomberont les masques, j'sais pas ce qu'on va faire. On ira dans d'autres pays, débusquer d'autres embrouilles et fignoler nos ailes d'oiseaux migrateurs. J'imagine bien ta mère écumer les hameaux en s'arrachant les cheveux. Alors que toi et moi, tantôt rien tantôt tout, on jonglera avec des vies bigarrées.Bon, j'retourne aux excentricités du sommeille







Mardi 13 octobre, 14h45



Sur les bords du sommeille, au seuil d'une larme, sur la gouttière de ta joue j'ai maquillé mon oeil. Mais, prophétesse, mes cernes sont franches. Apprend qu'un embryon de tout donne quelque fois une vague idée de rien. Quant au carnaval de nos histoires tribales, c'était bon, bien que ça ne tienne pas la route. Alors taillons la, elle et le vif du sujet et nos amourettes et nos fantasmes de gamine. Oh le sang contaminé de ta mère ne fera pas qu'un tour. Mais nous, clowns pathétiques pris dans une valse de tourmente en extase. Voilà, voilà maintenant je rebrousse chemin en prolongeant ma route.







Mardi 13 octobre, 20h00



C'est en somnolent et dans le prisme d'une larme qui glisse que j'ai maquillé le contour de mon iris. Souviens-toi de cette nuit où je t'ai permis d'apercevoir dans mes cernes où coule une sève noire tout un chapelet de prophétie. Et quand les contrastes réinventent l’amour, tour à tour, le Rien accouche d'un tout qui enfante rien du tout. Bref, les couleurs qui masquaient nos visages ont coulé, oublions cette flaque de pixel et allons nous saouler. Juke-box baignoire pinte et grand miroir plainte poignard velours cascade noire velours gorge lisse l'intérieur d'une cuisse, calice et l'intérieur d'une autre cuisse. Trop seul dans sa Tour d’ivoire, ta mère qui s'mord les doigts et s'ronge le sang descend sur le trottoir. Nous, au banquet d'une mythologie nomade, on a oublié. Alors on accorde nos regards et nos langues déliées s'embrassent jusqu'à tard. On a oublié, veuillez nous excusez, on a oublié.
Et cette fois, ne comptez plus sur moi. Demi-tour inconcevable, je m'enfonce dans ma fable.

vendredi 2 octobre 2009

TExte d'Afrique

Une passion fermente quelque part en moi, une force vive est dans mon ventre. Mais il faut un sceptre dans la main du roi pour que dans son palais il entre. Et chacun cherche son palais et presque chacun toque chez le voisin.

Moi je veux rencontrer, après des nuits de marche difficile, mon Idéal singulier jusqu'au battement de mes cils. Alors, animé d'un nouveau souffle et d'une espèce de colère qui gronde, j'hisserai une voile sur une coque de noix. Une voile pour que glisse sur les eaux profondes ma boîte d'allumettes. Et le mât qu'effleure les étoiles. Et moi, assis là, satisfait de l'embarcation, de la voile, du vent et des visions lointaines et apparement insensées de l'horizon.


Skoutch